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Posté dans Quelconques de David BONIN le juillet 8th, 2001

Je me trouve dans un grand magasin, je me ballade dans le rayon HiFi-Vidéo puis, après avoir tout vu, je vais dans la galerie marchande ou je marche tranquillement en regardant les vitrines. Je passe devant deux personnes, deux filles, et je reconnais l’une d’elles : c’est Laure de Loft Story !
La rencontrer ne m’excite pas spécialement mais je suis tout de même surpris par le hasard qui fait que je me retrouve devant elle ici ; Et donc je marque un temps d’arrêt involontaire. J’étais prêt à reprendre ma marche normale sans rien faire, mais elle dis à son amie en me voyant légèrement surpris : ” regarde ! tu vois ? ” en se cachant derrière elle en rigolant pour lui démontrer qu’elle ne peut plus aller quelque part sans être reconnue. Du fait de cette intervention j’enfonce un peu le clou en lui disant que si elle le souhaite je passe mon chemin comme si je ne l’avait pas vu.
Du coup elle s’approche de moi et gentiment s’excuse de m’accueillir de cette manière… on discute un peu… Et au moment où je pensais partir elle me dis : ” Au fait ! ton cadeau, je ne sais pas m’en servir. ” et elle m’invite à la suivre chez elle juste à côté du magasin où nous nous trouvions.
Sur le moment je ne me souvenais pas lui avoir fait un cadeau mais je la suit volontiers.
Je me retrouve avec elle et son petit frère dans une petite pièce tout en longueur avec un environnement assez pauvre ; Elle me montre son cadeau qui est une mini cafetière pour une seule tasse avec des énormes sucres en forme cÅ“urs […] Son petit frère m’attire l’attention sur le joint en bas de la vieille porte vitré verte, à côté de nous, qui donne dehors ; Il me demande pourquoi le joint est détérioré, et je lui répond qu’il y est car il doit-être trop vieux. Il me répond qu’en effet c’est une vieille chariote. Je comprend que je ne suis donc pas dans un appartement et que la vie de Laure est bien plus modeste que ce que l’on pouvait croire. En relevant la tête je vois des choses monstrueuses dehors ; C’est le chaos : le ciel est noir, les gens n’ont que des morceaux de tissus déchirés et sales sur eux, certains portent des cadavres déjà squelettiques ; Ce qui m’intrigue le plus c’est tous ces hommes qui sont peint de la tête aux pieds en vert foncé, cela me fait penser à cette fameuse veille porte vitré, par laquelle je vois tout ceci, qui est peinte avec manifestement la même peinture.
J’ai l’impression d’être passé dans une autre époque.
Je réalise que c’est le résultat de la révolution des bourgeois, et que Laure n’en fait pas partie ; Elle se cache dans cette chariote entre deux magasins et se fait belle pour passer inaperçu parmi les bourgeois vainqueurs. C’est l’exode du peuple français vers l’étranger. Bientôt il ne restera plus que trois grande ville en France.

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